Les Urgences de ma ville font de la discrimination envers les toxicos ?
Salut !
Bon, là je ne sais pas quoi faire. Je vous explique, en essayant d’être clair et concis.
J’ai 39 ans. Toute ma vie, j’ai habité dans la même ville (environ 75 000 habitants) et je suis allé plusieurs fois aux urgences (épaule luxée, poignet cassé, arcade ouverte, etc.). En moyenne, j’attendais 6h .
Il y a trois ans, j’y retourne pour un doigt coupé. L’infirmière prend mes constantes, puis me demande si je prends un traitement. Je lui dis que je suis sous méthadone (90 mg le matin). Changement d’ambiance : elle rigolait avec moi deux secondes avant, puis blanc. Je me souviens très bien : « C’est pour de l’héroïne que VOUS prenez de la méthadone ? » (elle me vouvoyait soudain). Je réponds oui. Ensuite, tout s’enchaîne : on m’envoie dans une pièce, le médecin arrive en moins de 5 minutes, et 15 minutes après je suis dehors. « Si ça ne va pas dans 3 jours, repassez. » « Et des soins ? » « Non, ça va sortir tout seul. Au revoir. »
Choqué… même si, au fond, j’ai été vite pris.
Le temps passe, j’oublie. Puis un matin, je me sens très mal, surtout au ventre. J’attends, mais le soir c’est pire : urgences. Là encore, ça va très vite, ambiance froide. Le médecin me donne deux flacons à utiliser en suppositoire et me renvoie aussitôt. Je rentre chez moi, soulagé.
Mais ça commence à me rendre parano. J’appelle un pote qui bosse aux urgences, mais sur Paris. Je n’ose pas lui dire pourquoi et en plus il ne travaille plus dans ma ville (il n'y a jamais travaillé).
Je décide de tester. Je sais que les urgences sont surchargées et que ce que je fais est nul, mais je veux vérifier. Je demande à mon meilleur pote d’y aller avec les mêmes symptômes, on a me même, même mutuel, etc., en simulant une pneumonie.
J’y vais d’abord, vers 6 h du matin : personne. Pris immédiatement, médecin très rapide, dehors à 8 h avec du paracétamol et « si ça ne va pas mieux, voyez votre médecin ».
Mon pote y va une semaine après, vers 8 h. Peu de monde. Lui ne consomme rien. Résultat : prise de sang, urine, radio du thorax, plein d’examens. Il sort à 16 h, RAS. Il était en parfaite santé. Je crois qu’il m’en veut, mais je me rattrape : resto, ciné, bières, rigolade.
Voilà. Tout est vrai.
Que puis-je faire ? Y a-t-il des recours ?
Merci.